Sunday, November 15, 2009

Okinawa divide and myths: What stands behind Japan-Usa divergence?



Lt. Col Kenneth A. Walsh and F4U-4, Okinawa collection


Auteur en reportage avec les forces armées japonaises JMSDF 2009 © jlk


"Okinawan myths" (traduit en français)


Souvent en reportage sur la situation d'Okinawa, ces îles
Ryukyu en mer de Chine, mon premier reportage date de
1993, le plus récent était il y a quelques semaines, j'ai
rencontré tout ce que les îles comptaient comme voix
autorisées et informées pour présenter la situation sur
ces îles ballottées par les flots et les désagréments
politiques et économiques. Reportages possible grâce au
Foreign Press Center (FPC), au Club des Correspondants,
aux autorités japonaises et américaines.

Okinawa autrefois n'était pas une partie du Japon, mais un
pays indépendant, le royaume de Ryukyu. Les îles Ryukyu
étaient un carrefour important pour le trafic maritime en
Asie de l'Est, et ce royaume était riche.

J'ai écrit aussi dans la presse japonaise des articles,
Doshin, Nikkan, comme "Umi-no-Kuni" (Le Pays des mers)
pour présenter la réalité historique car l'Unesco
s'intéressait aux "sites Gusuku" (forteresses) et biens
associés du royaume des Ryukyu.

Le commerce d'Okinawa avec les Empereurs chinois a enrichi
le royaume Ryukyu, surtout au XVe siècle. Des émissaires
des Ryukyu se rendaient régulièrement prêter allégeance a
la Chine. Les îles ont depuis bien longtemps payé leur
tribut aux Empires et elles aspirent a davantage de
tranquillité. Un changement politique est d'ores et déjà
en cours au Japon. L'objectif final est-il militaire ou
économique?

Okinawa a été l'outil qui a permis au Japon de coloniser
Taiwan en mai 1873, suite aux manoeuvres ingénieuses de
diplomates américains et japonais après l'affaire du
massacre de 57 marins échoués sur la cote sud suite a une
terrible tempête. Aujourd'hui Okinawa est un dispositif
important des forces de l'Alliance nippo - américaine en
Asie.

Quel sera son destin? Au-moment même ou Barack Obama et
Yukio Hatoyama diffèrent sur les grands axes de l'Alliance
et comment elle devra évoluer, de façon plus équitable
dit-on, les marines japonaises et américaines conduisaient
des manoeuvres militaires.

Elles démontrent qu'en dépit du litige politique, l'agenda
sécuritaire demeure bien qu'assez flou entre l'Amérique et
un Japon qui après avoir opté pour un "rejet de l'Asie"
comme l' avait écrit Yukichi Fukuzawa au XIXe siècle
penche pour une nouvelle communauté asiatique du XXIe
siècle, chère aux 3 grands, Japon Chine Corée.

Une nouvelle "main forte" née de l'enrichissement des
dragons et des petits tigres asiatiques depuis les années
80 qu'un désir d'indépendance a fait mûrir, inscrivant
leur nouvelle destinée face aux puissance occidentales,
avec davantage d'indépendance et de dirigisme dans les
affaires mondiales. Economie, population et technologies
obligent.

Peut-être plus facile a dire qu'a démontrer.

J'ai rencontré dans les années 90 a Tokyo et Londres des
journalistes du Monde Diplomatique qui s'intéressaient a
la situation d'Okinawa, dont Bernard Cassen. Voici ce que
j'ai écrit en 2000. La situation est elle vraiment
différente? Quelques éléments ici pour mieux apprécier la
réalité des enjeux.


"Okinawan myths" (traduit en français)


"En rapport avec l'article sur le G8 en 2000 du Courriel
156, je voudrais vous apporter cet éclairage. D'abord,
pour comprendre la vision japonaise concernant la question
de la dette et du G8 de Okinawa, je viens d'écrire un
"Op-Ed" dans le quotidien japonais "Hokkaido Shimbun"
publié lundi 31 Juillet, page 3, haut de page. Il
pourrait intéresser les associations notamment japonaises
y compris d'Okinawa qui se plaignent, à juste titre
d'ailleurs, de ne pas être lues ou citées par la presse.

Autre observation, en général, si votre article est
critique, il me semble néanmoins que vous "occidentalisez"
la perception et les sentiments réellement ressentis par
les Okinawais à l'égard de la présence américaine, de la
sécurité et du développement économique. Le décryptage «
Ecosoc » que vous faites n'est pas ressenti exactement
comme tel par une majorité des Okinawais et des Japonais
majoritairement. Trop idéologique a mon sens. Pas assez
factuel.

Certes, il existe des objectifs réels d'indépendance et de
développement de Okinawa, abandonnée aux 3,5 millions
annuels de touristes japonais et taïwanais, qui rapportent
davantage que les bases qui sont gérées en autonome, que
ce soit les installations militaires américaines ou les
bases japonaises de l'île.

Perte de souveraineté

Le constat sur la perte de souveraineté des habitants de
Okinawa est récurent, et apparaît notamment au 20eme
siècle avant 1972 à l'égard des Etats Unis, mais Okinawa
vit sous la botte étrangère depuis bien avant la "guerre
froide", puisque dépossédé de son pouvoir de royaume
vivant du commerce transitaire, il s'est également incliné
après la conquête japonaise du clan Shimazu de la province
de Satsuma (Ouest de Kagoshima), qui suivit la conquête de
la Chine et des Seigneurs du Fujian, vassaux des Sui de
l'Empire de Chine, qui avaient placé Okinawa sous leur
suzeraineté installant des dynastie "Sho" copié collé
conforme à l'idée du pouvoir selon les canons des Fils du
Ciel...

Batailles d'intérêts

Aujourd'hui la conquête de Okinawa se joue moins en termes
politiques, sauf pour les USA, bien que Tokyo joue avec
les USA sur l'effet levier de la pression "insupportable"
ressentie par les Okinawais. Avantageux stratagème
lorsque le représentant américain au commerce ou lorsque
le directeur du FBI se montrent trop entreprenants sur les
îles japonaises.

Le vrai jeu est économique: La contestation est en effet
motivée par des "purs" dont vous semblez tenir vos
commentaires, mais est manipulée en profondeur par des
facteurs économiques, hérités du système Tanaka et
Takeshita selon lesquels le développement régional doit
s'accompagner, aide de l'Etat inclue, d'une politique des
grands travaux avec primes et dessous de tables offerts
aux autorités locales, entreprises du BTP et regroupement
villageois. Or, à ce carrefour là, les habitants ne sont
plus à l'écoute des syndicats timides et des associations
d'enseignants. Aucun syndicat d'enseignants n'a appelé à
manifester en groupe à Kadena, ni dans l'administration
locale. La manifestation autour de Kadena est une
manipulation. Cela ne vient absolument pas de la
conscientisation des troupes locales. Le phénomène est
plus complexe, plus imbriqué dans les rouages des pouvoirs
japonais. La perception identitaire est faible, il ne
reste que des batailles d'intérêts.

Pour faire court, rappelons que l'exigence sur le départ
des bases américaines reviendrait à donner au roi du BTP
local d'Okinawa, la firme "Kokuba" et aux autres grands du
BTP national, un droit de regard gigantesque sur la
politique des travaux publics et d'aménagement. Droit de
regard partagé avec les autorités et potentats locaux qui
ont décidé de faire d’Okinawa un "village resort" ou
culture et gastronomie locale se marieront avec les
cocotiers importés des Philippines. L'hôtellerie est en
pleine expansion, Busena, le site du Sommet
n'appartient-il pas aussi a "Kokuba"? Il y a donc une
main mise et une alliance des "parrains" du local
(Gouvernements locaux, BTP, Transport et Tourisme) sur le
développement économique de l'île aidés par de véritables
gangs criminels omniprésents au Japon, greffe sur toute
nouvelle initiative susceptible de rapporter. Demandez
donc à Carlos Ghosn de vous parler de ses réunions
d'actionnaires de chez Nissan.

Préfectures sous contrôle

Tout comme c'est le cas dans la préfecture de Miyazaki où
s'est tenu le sommet des ministres des affaires étrangères
du G8. Peu de ces ministres devaient savoir qu'ils ont
dormi dans un « Resort » protégé par la mafia (le Seagaia
Conference Hall et l'Hôtel Ocean 45) qui est en effet
couvert de dettes. Dettes héritées des grands travaux
entrepris par la mafia financière de la période de la
"Bulle" que le G8 a permis opportunément de renflouer en
nouant des alliances sulfureuses entre politiques et
entreprises louches afin de "gonfler" le « Resort » en
comptant sur l'effet post-touristique du G8.

Pour lui sortir la tête de l'eau, il a bénéficié des
allocations gouvernementales et taxes des contribuables.
Les estimations les plus fantaisistes ont couru sur les
dépenses occasionnées pour le G8 de ce « Resort » de
Miyazaki (il a été cité en conférence de presse le chiffre
amusant d'environ 1,5 milliard de Yens en investissements
de Miyazaki, bien plus en réalité)

Il serait en particulier très intéressant de sonder les
relations entre le gouverneur de Miyazaki, Monsieur
Suketaka MATSUKATA, entre le maire de Miyazaki, Monsieur
Shigemitsu TSUMURA et le roi local des BTP Tourisme,
Sylviculture et Transports d'autocars et Agences de
tourisme... Miyazaki n'aime pas les enquêtes en eaux
profondes qui bousculent les habitudes, la province se
vante d'être le berceau mythique du culte impérial
Shintoïste, or qui dit impérial au Japon dit tabou vénéré
par l'extrême droite et la mafia Yakuza*."

Publié le 11 août 2000 in: "Le Courriel d’information"

Autres références:

*A lire aussi sur ce sujet, le livre "Tokyo Vice: An American
Reporter on the Police Beat in Japan "par Jake Adelstein.

Autres regards sur Okinawa avec le spécialiste Mitsugu
Sakihara.

Okinawa, site historique sur Internet



Plus touristique: Un exemple des fonds sous-marins de Okinawa,
les pyramides de Yonaguni avec cette vdo. Découverte faite en 1985
par Kihachiro Aratake.

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